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La BO du jeu Alone in the Dark enfin disponible officiellement

Sorti en 1992 sur DOS, Alone in the Dark est un jeu d’horreur survivaliste développé par Infogrames et considéré aujourd’hui comme un des pionniers du genre. 34 ans après le jeu donc, la bande son bénéficie enfin d’une sortie officielle. Son compositeur Philippe Vachey la présente comme une restauration plutôt qu’un « remake », avec les pistes des versions disquette et CD du jeu, dont certaines issues des compositions FM AdLib/Sound Blaster d’origine, remastérisées pour l’occasion.

Et le moteur libre est aussi disponible! Free in the dark.

La Commission européenne refuse de sanctuariser les jeux vidéo

Suite à la pétition « Stop Destroying Games », « La Commission européenne « ne peut pas proposer d’obligation légale de garder les jeux vidéo jouables après qu’ils ont cessé d’être fournis commercialement » ». Ah oui donc pour ficher les gens avec leur âge et tout ça c’est possible, mais pour juste faire respecter le domaine public y a plus personne.

L’UE rend obligatoire les batteries remplaçables en 2027

L’utilisateur devra pouvoir remplacer lui-même les batteries avec des outils simple, ou des outils spécialisés mais proposés par le fabricant gratuitement, et les batteries devront être disponibles pour au moins 5 ans. Excepté pour les ordiphones et tablettes… pour lesquelles il existe déjà une obligation de 7 ans de disponibilité des pièces. Oui ben comment ça se fait que ne n’était pas déjà le cas ?

L’UE renonce à imposer le logiciel libre et choisit… “l’encouragement”

Le Tech Sovereignty Package devait donner la priorité au logiciel libre, comme levier industriel en Europe, et pour calmer les “Big Tech” qui contrôlent plus de 70 % du cloud européen, ça avait été annoncé partout en fanfare

Sauf que la Commission a reculé sur le point vraiment important : l’obligation de l’adopter dans le secteur public.

L’April déplore ce revirement.

D’autant que la Commission s’est mise à faire la promotion de « W Social », un réseau sorti de nulle part, basé visiblement sur ATproto, qui semble-t-il n’est même plus opensource, alors que Mastodon est là depuis 10 ans.

Mastodon se lance dans les newsletters

La prochaine version propose une fonction encore en test permettant de souscrire aux publication des membres du réseau directement par mail, sans avoir à se créer de compte sur la plateforme, comme une newsletter.

Chiptune: Dawn by H0ffman

  • RELEASED 4 APRIL 2026
  • 1ST IN THE REVISION 2026 TRACKED MUSIC COMPETITION

Sujet : Canicule Inside

Souvenirs des années 80, quand les microprocesseurs chauffaient peu

Quand les premières chaleurs arrivent, nos ordinateurs modernes se mettent à souffler comme des sèche-cheveux. Pourtant, il fut un temps où la question du refroidissement ne préoccupait pratiquement personne.

Nos vieux ordinateurs des années 1980 consommaient souvent quelques watts seulement au niveau du processeur. Les premiers PC, les Amiga, les Atari ST ou les compatibles XT et AT fonctionnaient généralement sans dissipateur thermique, et encore moins sans ventilateur dédié. Les processeurs chauffaient bien sûr, mais dans des proportions qui nous sembleraient dérisoires aujourd’hui.

Les premiers dissipateurs commencent à apparaître timidement avec certains 486 rapides, notamment les DX50 puis les DX2-66. Il s’agissait souvent d’un simple bloc d’aluminium de quelques centimètres carrés, sans aucune ventilation, destinés à réduire la température de plus de 120°C à environ 80°C. On pouvait vraiment se brûler avec certains 486 dépourvus de radiateur.

Je me rappelle d’ailleurs que mon 486 DX33 chauffait suffisamment pour que je retire rapidement mon doigt lorsque je le touchais. Pourtant, sa température de fonctionnement était parfaitement normale. À l’époque, personne n’aurait imaginé installer un radiateur pesant plus d’un kilogramme sur un processeur.

Le premier ventilateur n’était pas sur le processeur

Fait amusant : les premiers ventilateurs des PC n’étaient généralement pas destinés au processeur.

On les trouvait dans l’alimentation électrique. Leur rôle principal était d’évacuer la chaleur produite par les transformateurs, les régulateurs et les composants de puissance. L’alimentation de mon premier 486 dépassait déjà les 100W et pourtant elle était vraiment peu puissante. Le ventilateur de l’alimentation créait aussi un léger courant d’air dans le boîtier, ce qui suffisait largement à refroidir l’ensemble de la machine.

Le processeur profitait donc indirectement du ventilateur de l’alimentation.

L’arrivée des Pentium et des premiers overclockings

Avec les Pentium, le refroidissement devient soudain un vrai sujet.

Les fréquences augmentent rapidement et les premiers overclockings accessibles au grand public se démocratisent. Je me souviens avoir acheté un Pentium 90 pour environ 2 000 francs. Un simple jumper (un bitoniot destiné à faire contact entre deux broches) déplacé sur la carte mère suffisait à le faire fonctionner à la fréquence d’un Pentium 120, vendu près de 1 000 francs de plus.

Le gain était spectaculaire (+33% de performances offerts). En revanche, il fallait commencer à se préoccuper sérieusement du refroidissement. Je me rappelle que je faisais ça surtout l’hiver! L’été je redescendais à 100Mhz, mais jamais à 90MHz ^_^

Je n’avais même pas de dissipateur digne de ce nom. La solution consistait à laisser le boîtier ouvert et à diriger un ventilateur sur pied vers la carte mère. C’était rudimentaire, mais finalement moins bruyant que les premiers ventilateurs de CPU de taille réduite (entre 40 et 50mm) qui tournaient très vite pour compenser leur taille en produisant un bruit aigu particulièrement désagréable.

L’âge d’or des monstres en cuivre

Une dizaine d’années plus tard, changement complet d’époque.

Les processeurs dépassent facilement les 50, puis les 100 watts de dissipation thermique. Les fabricants développent alors des radiateurs de plus en plus imposants, équipés de heatpipes, ou caloducs en français, des tubes contenant un liquide et optimisés pour déplacer de la chaleur.

Pour donner une image, ces tubes métalliques ressemblaient un peu aux pots d’échappement chromés d’un dragster miniature. Leur rôle était de transporter très rapidement la chaleur depuis le processeur vers une vaste surface d’ailettes, le radiateur.

J’avais fini par adopter l’un de ces énormes modèles. Il était tellement efficace que son ventilateur ne se mettait en marche que rarement, même lorsque le processeur fonctionnait à pleine charge.

Les débuts intrépides du watercooling

À la même époque apparaissent les premiers systèmes de refroidissement liquide artisanaux.

Les pionniers du watercooling faisaient preuve d’une créativité remarquable. On voyait des montages utilisant des radiateurs de chauffage automobile (je me rappelle que certains affectionnaient tout particulièrement les radiateurs Ford et faisaient le tour des casses automobiles pour en trouver en bon état). Il y avait aussi des pompes d’aquarium, des tuyaux récupérés dans des magasins de bricolage et parfois même des échangeurs de chaleur réutilisant la gouttière de son pavillon avec un pommeau de douche au sommet, façon tour de refroidissement des centrales nucléaires. Mine de rien c’est super efficace, au prix d’un peu d’eau évaporée en permanence, on gagne 15°C sur la température extérieure.

L’objectif était simple : évacuer davantage de chaleur tout en réduisant le bruit.

Personnellement, je n’ai jamais franchi le pas. Il fallait avoir une confiance absolue dans ses raccords pour accepter de faire circuler plusieurs litres d’eau à proximité immédiate d’une carte mère coûtant plusieurs milliers de francs.

Aujourd’hui : des limites physiques difficiles à contourner

Contrairement aux années 1990, les fréquences n’augmentent plus aussi vite.

Les fabricants se heurtent désormais à ce que l’on appelle souvent le « mur thermique ». Plus un composant est puissant, plus il produit de chaleur. À partir d’un certain point, évacuer cette chaleur devient extraordinairement compliqué.

Les processeurs modernes plafonnent généralement entre 100 et 200 watts de dissipation thermique selon les modèles. Certains processeurs haut de gamme dépassent même ponctuellement ces valeurs lorsqu’ils utilisent leurs mécanismes de boost.

Ce qui rend la chose impossible avec ces puissances à dissiper est que la surface des processeurs est toujours la même, quelques centimètres carrés.

Les cartes graphiques sont devenues les véritables chauffages du PC

Depuis une vingtaine d’années, elles disposent systématiquement de leur propre système de refroidissement. Et pour cause : elles consomment souvent davantage d’énergie qu’un processeur.

Les modèles les plus puissants dépassent aujourd’hui largement les 400 watts, certaines approchant même les 600 watts dans des configurations extrêmes.

Les versions « fanless », c’est-à-dire dépourvues de ventilateur et totalement silencieuses, existent toujours mais restent réservées aux usages modestes.

Le retour du ménage de printemps

Conséquence directe : nos ordinateurs brassent désormais des quantités impressionnantes d’air.

Ventilateurs de boîtier, ventilateur de processeur, ventilateurs de carte graphique, ventilateur d’alimentation… un PC moderne peut facilement contenir six à dix ventilateurs.

Et qui dit circulation d’air dit accumulation de poussières.

Avant les premières chaleurs, il est donc judicieux d’ouvrir son ordinateur et de nettoyer les radiateurs. Une bombe d’air sec permet d’évacuer la poussière accumulée entre les ailettes. Faites l’opération à l’extérieur si possible : vous serez surpris de ce qui en sort. Et vous n’avez pas envie de respirer ça…

Un pinceau souple et un aspirateur peuvent également être utiles. En revanche, prenez soin d’immobiliser les ventilateurs pendant le nettoyage. Un moteur électrique peut aussi fonctionner comme un générateur. Faire tourner un ventilateur à grande vitesse avec un jet d’air peut produire une tension électrique indésirable sur son connecteur.

Le risque est faible, mais autant éviter toute mauvaise surprise.

Voir aussi :

Project E.U.N.U.C.H. : The Extreme Use of Nearly Universal Cooling Hardware

Chiptune: 8 Bites Of Ceasar by W.O.T.W. / Tristar and Red Sector Inc.

  • RELEASED 4 APRIL 2026
  • 4TH IN THE REVISION 2026 TRACKED MUSIC COMPETITION
  • All Roads Lead To ROMA.EXE

Agenda

Rappel : Atari Days Nancy

Convention principalement Atari, mais parfois quelques Amstrad, Amiga, Apple, Nintendo et Sega s’invitent !

Payant, sur inscription ;
1er et 2 août ;
Salle du football de Tantonville, près de Nancy.

Rappel : Camp CHATONS

Ce seront les 10 ans du collectif.

Du jeudi 13 au lundi 17 aout 2026 ;
Troyes.

Soirée Libre Bidouille

Ce rendez-vous mensuel propose d’accompagner les utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres dans la résolution de leurs problèmes informatiques.

Mercredi 15 juillet 2026 à partir de 18:00 ;
Espace Autrement, 1 Rue Désiré Bancel, 07270 Lamastre.

Rappel : Evoke

La demoparty. Pensez à regarder l’invitro !

https://www.pouet.net/prod.php?which=106220

Payant, sur inscription ;
Du 21 au 23 août ;
Cologne, Allemagne.

Du lien et des liens

Ben oui c’est les vacances (pour ceux qui ont droit), et on risque de s’ennuyer… Et courage aux autres !

Les vidéos des JdLL sont disponibles !

Les vidéos et supports des présentations et tutos des « Journées du réseau français de recherche reproductible » des 19–21 mai sont en ligne (Suivez « Programme » dans le menu à gauche pour chaque jour).

Les vidéos des confs MiXiT aussi sont en ligne : de l’IA, du Kubernetes, de l’accessibilité, du content design, du Javascript, et même du bénévolat. Sur le site, et aussi sur YouTube dans la playlist dédiée.

La série Les mondes et les peuples de la fantasy est disponible sur France Culture :

  • Épisode 1 : Du merveilleux dans le contemporain
  • Épisode 2 : Inventer des mondes
  • Épisode 3 : L’empire des jeux
  • Épisode 4 : Puissances et pouvoirs d’un genre

Une série de Romain de Becdelièvre, où vous pourrez entendre Anne Besson, Catherine Dufour, Vincent Ferré, William Blanc et bien d’autres.

Le nouveau rapport de l’ex CNNum, maintenant Conseil à l’IA et au Numérique, intitulé « Souveraineté numérique : De l’urgence d’organiser la coopération entre le public, le privé et les communs numériques »? Tout un programme.

Le livre « Vanishing Culture: A Report on Our Fragile Cultural Record » est disponible en téléchargement, et à l’achat papier. Il parle des sites d’archives qui disparaissent, des jeux injouables, des archives personnelles illisibles

Si vous préférez les jolis dessins, le manuel complet d’époque d’IBM sur les symboles des organigrammes logiciels, avec des patrons pour dessiner les votres. Seulement 36 pages.

Un autre avec de jolis dessins, Making Software, un livre illustré sur le fonctionnement interne des logiciels.

Et si vous avez toujours voulu apprendre à coder pour Amiga sans savoir où commencer, le dépôt Amiga Bootcamp vous propose toute une documentation classée par thématique et bibliothèque système.

Astrologeek

  • libriste : (chanson Il venait d’avoir 18 ans) C’était l’été, évidemment, Et j’ai compté en déboguant, Mes nuits de code.
  • nolife : Ça y est pour une fois j’ai prévu des vacances ! Ah par contre je ne sais toujours pas où, j’ai pas eu le temps de chercher.
  • nerd : Ne dites plus « ta mignonerie me fait l’effet d’un coup de poing ». Dites : « hyppercute ».
  • télétravailleur : Rassurez-vous, vous aurez droit à des télé-vacances. Vous pourrez changer le papier peint de votre ordi pour les Seychelles ou Tahiti !
  • technocritique : C’est plus Nvidia, c’est Avide-d’IA.
  • technophile : (Chanson Dragostea din tei) Toutes ces barrettes, NUMA NUMA hé, NUMA NUMA hé, NUMA NUMA NUMA hé… Les processeurs tournent en SMP, ce beau serveur, c’est d’la balle…

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